Adeline L’Honen : « Je peux cocher ce que nous avons promis et ce que nous avons réalisé, et je suis fière du résultat. »

La maire de Batz-sur-Mer dresse le bilan de son action

Adeline L’Honen, maire de Batz-sur-Mer, vient de faire le point sur l’action qu’elle a menée depuis cinq ans avec son équipe. Elle répond aux questions de Kernews : « Si je reprends les tracts avec les propositions que nous avons faites aux Batziennes et aux Batziens, lors de la dernière campagne municipale, je peux cocher ce que nous avons promis et ce que nous avons réalisé, et je suis fière du résultat :  ce que nous avons promis, soit nous l’avons déjà réalisé, soit c’est en cours de réalisation, puisque les projets immobiliers sont extrêmement longs quand il s’agit du public. Par exemple, nous avons confié à Habitat 44 la création de logements pour les personnes âgées, le permis de construire est déposé et les travaux devraient commencer s’il n’y a pas de recours. Je sais que beaucoup de personnes attendent ces logements. Il y a également la Halte solidaire, qui était attendue par les associations caritatives qui œuvrent sur le territoire de Batz-sur-Mer, car elles étaient dans des locaux qui n’étaient absolument plus aux normes. Ainsi, les bénéficiaires, comme les bénévoles, seront maintenant accueillis dans des locaux dignes. Il y a aussi tout ce que nous avons fait pour inscrire Batz-sur-Mer dans l’avenir, notamment sur la question de la protection de l’environnement. Je pense à la sauvegarde de la Dune de la Falaise – la dernière dune grise de la presqu’île – que nous avons menée avec Cap Atlantique et qui est aujourd’hui reconnue par de nombreux scientifiques. Il y a une centaine d’espèces de faunes différentes classées et c’est un site qui a un intérêt patrimonial exceptionnel. Il y a eu ensuite la volonté de nous inscrire dans un PEAN (Périmètre de protection d’espaces agricoles et naturels périurbains). C’est quelque chose que nous n’avions pas promis lors de la campagne, mais il s’agit aussi de saisir les opportunités car les PEAN n’existaient pas à l’époque. Nous avons appris à découvrir ce projet pris en charge par le département et nous avons estimé que Batz-sur-Mer pouvait s’inscrire dans le PEAN pour sauvegarder les terres agricoles. Grâce à cette décision, des jeunes se sont aujourd’hui installés à Batz-sur-Mer, notamment un couple de maraîchers, mais aussi un éleveur ovin et un apiculteur, et nous avons d’autres demandes ».

Il y a aussi des actions qui pourraient paraître anecdotiques dans une grande ville, mais qui sont très importantes pour une commune comme la vôtre, comme le maintien d’un commerce dans un hameau ou du distributeur de billets au centre du village…

Vous citez l’exemple du distributeur de billets : je rappelle que nous n’avons qu’un seul distributeur de billets, celui du Crédit Mutuel qui voulait le supprimer. Nous avons dû négocier. Nous sommes parvenus à un accord qui est de racheter leur bâtiment et, en contrepartie, dans l’acte de vente, ils s’engagent à garder le distributeur de billets pour une période de cinq ans. Il a fallu négocier pendant des semaines, mais j’estime que c’est vital pour la vie de Batz-sur-Mer et de nos commerces. Pour les commerçants, il faut toujours s’adapter à l’évolution de la société car, aujourd’hui, le consommateur n’achète plus comme il le faisait il y a dix ans et il s’agit aussi de préparer l’avenir. Nous avons commandé une étude à la CCI de Saint-Nazaire et les résultats de cette étude ont été proposés aux commerçants. Nous continuerons à avancer ensemble. La préservation des commerces au centre bourg est quelque chose de vital pour l’avenir et c’est pour cela que nous avons annulé ce qui avait été initié par la précédente municipalité qui voulait mettre des commerces dans le nouveau quartier de la Pigeonnière, ce qui aurait vidé le centre bourg d’une bonne partie des commerces. Cela aurait été impensable pour l’avenir de la commune. Si les gens veulent aujourd’hui venir habiter à Batz-sur-Mer, c’est justement parce que c’est une commune dynamique dans tous les sens du terme.

Sur le plan culturel, comment résumeriez-vous votre action dans ce domaine ?

Nous avions promis de rendre la culture accessible à tout le monde, puisque tout ce que nous proposons est gratuit, et nous voulions aussi étaler les événements tout au long de l’année. Nous voulions aussi nous adresser aux enfants, qui sont au centre de la vitalité de notre bourg. Nous travaillons avec des partenaires et nous avons créé un Festival de jazz avec les communes du Croisic et de Piriac-sur-Mer. Nous avons également lancé un Festival des arts de la rue qui fonctionne très bien. C’est une programmation culturelle très appréciée par la population, tout comme par les gens de passage et les touristes, et nous montrons qu’une commune qui a 3000 habitants à l’année peut proposer de nombreux événements. Notre budget culture n’a pas baissé depuis 2014 et c’est une volonté forte de la municipalité.

Adeline L’Honen sur Kernews

Soyez le(la) premier(e) à laisser un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*